La Folie Savon - Paris
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Toutes ces fleurs ne vous évoquent-elles rien ? Ne vous glissent-elles pas quelques mots doux par le biais de vos doubles naseaux, certains à faire défaillir vos sens ? Ne touchent-elles pas votre âme, ou encore, la partie de votre cerveau qui traduit et enregistre des sensations dignes du plaisir ?
Elles nous inspirent, et comment !
Oui, ces petites merveilles fleuries ont toutes un point commun : elles sentent divinement bon ! Elles s’expriment de la plus belle des manières en distillant leurs parfums envoutants et délicats lorsqu’elles sont sur leur pied ou fraichement coupées dans un vase à l’eau claire et limpide. Elles fabriquent et partagent généreusement leur odeur, unique, provoquant chez nous une réaction, un frisson, un vertige, voire l’évanouissement ! Et déclinent par ailleurs, leurs formes et leurs couleurs, ici blanches, là bleu, ici jaune, là violette… L’arc en ciel trouve au sol sa propre palette dans ses moindres détails, tout en nuances selon les espèces. Une large gamme miraculeusement embaumante !
Vous seriez surpris d’apprendre qu’on les qualifie de « fleurs silencieuses » ou « fleurs muettes » depuis le 18ème siècle.
L’aventure des Lumières bat alors son plein philosophique à l’instar de la parfumerie qui connait son siècle d’or, toute à son affaire de vouloir s’emparer des meilleures fragrances. Les fleurs excellent en ce domaine et deviennent des cibles de choix.
L’homme, se croyant toujours plus fort, chercha et développa des techniques pouvant les extraire de leur support. Qu’à cela ne tienne ! Quelques fleurs se sont laissées enrôlées dans le partage forcé à y laisser la vie, comme le jasmin, la lavande, le mimosa, la rose, l’ylang-ylang, … Mais la plupart d’entre elles s’y sont refusées.
Nos belles ensorcelantes règnent majestueusement ; elles ne s’en laisseront pas conter et protègent à tout crin leur savoir-faire inégalé ! Sur leur pied de vigie, des meutes de pétales orgueilleuses et rebelles se resserrent, luttent pour leur survie et se faneront exclusivement dans le silence. Noblesse oblige.
Elles ne diffusent leur meilleur parfum que debout et vivantes. Après moi le déluge ; Il ne restera rien d’elle après leur mort. L’éphémère comme un leitmotiv. Sous aucun prétexte, même sous la torture, les fleurs muettes ne révèlent quoi que ce soit de leur âme et déposent dans la terre le label secret de leur éclat. Leur descendance sera préservée.
Ainsi, les parfumeurs se désespérèrent car bon sang, que ces fleurs sont originales, mystérieuses, à se damner… mais avares en transmission ! Aucune possibilité d’en extraire de l’huile, de l’essence ou de l’absolue. Au long de leur courte vie, rien n’y fait, même avec mille précautions. La vapeur, les solvants, la graisse ou la cire, le CO2, … Non, jusqu’à aujourd’hui, elles ne veulent rien lâcher. Certaines se laissent parfois aller à céder quelques notes, mais les procédés échouent, coutent beaucoup trop cher, ou encore, se révèlent un danger pour la santé…
Alors, que faire ? Leur impermanence accentue l’effet précieux de leur expression aphone.
Les fleurs muettes me rappellent Camille Claudel internée dès ses 49 ans, loin des siens, injustement condamnée à l’asile de fous, interdite de tous liens extérieurs, courriers ou visites, coupée du monde, comme éteinte. Dès lors, elle ne voulut plus jamais utiliser son médium de prédilection, sa parole d’argile, la matière terre ou pierre avec laquelle elle avait tant brillé. Elle décidait aussi brutalement qu’avait été son enlèvement pour l’hôpital psychiatrique, du silence de ses mains. Camille serait désormais Muette de création. Avant de mourir pour de vrai trente ans plus tard.
Que faire pour retrouver et faire durer les effluves de ces fleurs qui nous font tant vibrer ?
Les parfumeurs ont alors utilisé tout ce qu’ils avaient à leur portée. Des mondes organiques, végétal, minéral, animal, vivant, mort, …
Ces apothicaires du nez en tirèrent des substances qu’ils associaient à leur aise, afin d’obtenir des combinaisons subtiles, s’approchant au plus près des unes et des autres, proches du parfum reconnaissable, proche de ce qu’ils sentaient, de leur réalité.
A la fin du 18ème siècle, la chimie révolutionna le monde, celui du parfum en particulier avec l’apparition des molécules de synthèse, copiant les grandes facettes olfactives… Herbacé, floral, épicé, boisé, amandé, musqué, citronné, … Éléments de base pour un assemblage utile à la création. Telle une portée de nombreuses notes structurant une douce mélodie, DoRéMiFaSolLaSiDo !
Un parfum se caractérise par ses trois notes : les notes de tête (la rencontre), celles de cœur (le cœur du Parfum), puis les notes de fond (ce qu’il en restera). Chaque note peut en comporter plusieurs autres. L’accord presque parfait se mesure à la qualité des ingrédients, la précision des molécules olfactives, leur durabilité, leur dosage et l’effet combiné. Un trésor d’élixir qui s’impose, surprend, et touche les sens, le cœur et la mémoire.
Le métier du parfumeur se conçoit alors comme le patient travail d’un chef d’orchestre à la poursuite de l’harmonie de toutes ses notes ; il constitue ou reconstitue un monde complexe de notes nuancées assemblées pour livrer sa plus belle interprétation. Il créée à défaut de copier le silence.
A Vous qui sentez notre parfum, communiquez à votre tour, avec vos propres mots. Chef d’orchestre de vos sensations ou imagination, rendez aux fleurs muettes une voix, parmi tant d’autres !
La Folie Savon s’associe aux Éditions Inédits avec un enthousiasme à faire décoller les narines et les esprits !
Des savons Chouchous de La Folie Savon à gagner, entre autres lots ! Et l’une de nos collaboratrices dans le Jury !
Mais avant tout, une aventure extraordinaire d’impressions, d’imagination, de plumes et d’effluves, ou plutôt d’une seule fragrance et des mots à foison…
Un projet innovant et original, d’après une création de parfum d’Anaïs Fournial, un nez génial dont Le Parfum inspirera tous les auteurs que vous êtes, sans aucune distinction, vous poussera à écrire quelques pages, toutes aussi délicieuses.
Et l’on sait ce que l’odorat peut développer comme esprit critique, poétique, romantique, drôle, mélancolique, … Que sais-je encore… On s’en donne à cœur joie, on concoure, on partage, et on ose !
Sous la Présidence du Jury d’Ingrid Astier.
Inscriptions avant le 25 avril, les textes de 2 à 6 pages (voir les conditions du règlement sur le site à suivre) pour le 5 juillet, et Remise des prix le 15 novembre 2025.
Concours limité aux 100 premières inscriptions.
Celles qui paradent avec leurs odeurs séduisantes mais qui résistent au parfumeur ?
Chèvrefeuille, muguet, lilas, lys, toutes ces insolentes silencieuses refusent que l’on puisse extraire leur parfum.
Rien à faire : leurs essences nous passent sous le nez…
Ce sont les molécules de synthèse qui vont donner la parole à ces fleurs aphones. La magie du parfumeur fera le reste : une création artistique.
Nous en avons tous fait l’expérience, en un instant, un parfum, une odeur peuvent aussi libérer nos mots enfouis. L’inspiration sans doute…
Une aventure sensorielle en collaboration avec Florence Euverte et Anaïs Fournial.
Dans un conte philosophique aussi palpitant que remarquable, le héros nous balade au XVIIIème siècle, dans un monde imprégné d’odeurs, de toutes sortes. Ses aventures rocambolesques à travers la France se tressent autour des parfums dont il perce les secrets et en joue, pour le meilleur et pour le pire. Tout comme l’espèce humaine se joue de l’autre. Sur un mode littéraire si précis, à nous faire ressentir chacune des effluves. Le pouvoir des parfums peut surprendre.
Le Parfum
Patrick Süskind. 1985. Fayard.
Chantal Dahiez
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À votre écoute avec le sourire du mardi au samedi de 10h30 à 19h

